Du Carmel au bordel

Du Carmel au bordel

DESCHAMBAULT, Thérèse (2012). Du Carmel au bordel, Clermont Éditeur, 178 pages.

Née dans la mouvance de la terrible crise de 1929, Thérèse Deschambault sera élevée comme toutes les jeunes filles de son époque. Déterminée à faire le bien et sauver le plus d’enfants possible, elle se fait carmélite, puis sour grise, pour enfin défroquer et fonder un foyer. Au sortir d’un mariage malheureux, elle connaîtra cinquante-six métiers et cinquante-six misères, puis deviendra éventuellement hôtesse de l’air. Vive, curieuse, elle n’échappera pas au vent de libération qui soufflait sur les années 1960 et 1970 et deviendra adepte de l’échangisme. Exit Sainte-Thérèse, place au plaisir!
Mais tout ne fut pas si simple pour cette femme débordante d’énergie qui élèvera souvent seule ses deux enfants, un garçon et une fille, en travaillant jour et nuit pour s’assurer qu’ils ne manquaient de rien. Elle-même artiste peintre, elle continue encore aujourd’hui d’aider les artistes à la tête du Club des arts de Montréal (The Arts Club) et compte aussi à son actif deux commentaires : Mon fils est mort du SIDA et Les dernières violences. Dans Mon fils est mort du SIDA, elle décrit le lent dépérissement de son fils adoré, atteint du VIH. Puis témoin d’un épisode de maltraitance envers sa mère dans un CHSLD, révolté, elle tourne un documentaire sur le sujet Les dernières violences. Du Carmel au bordel, c’est l’autobiographie incroyable de cette femme hors du commun.

Un livre bouleversant de simplicité et humblement compliqué. Cette femme en a vu de toute les couleurs, mais c’est aussi un peu ce qu’elle souhaitait; c’est-à-dire qu’elle fonce dans la vie avec tout son coeur, tout son corps et goûte à tout pour ensuite se demander si c’est ce qu’elle veut et réajuster son parcours. Une façon intéressante d’avancer, mais qui n’est pas sans heurts. Elle souffre, se relève, attaque et en redemande. Une écriture crue et directe, comme sa vie!

Thérèse Deschambault

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2 réflexions sur “Du Carmel au bordel

  1. Quand j’avais entendu parler de son livre, je voulais définitivement le lire pour connaître son parcours. Je pense que sa démarche m’a laissé perplexe. Je la trouve complètement flyée cette dame.
    Le titre est accrocheur mais le graphiste n’aurait pas dû allonger son cou pour permettre de mettre le titre.

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    • ha! ha! Je n’avais même pas remarqué son cou! Maintenant que tu le dis, c’est vrai que ça ne devrait pas être comme ça! Oui. Elle est complètement flyée et sa vie est une suite de situations plus improbables les unes que les autres, mais c’est pour ça que j’aime lire les autobiographies. C’est rarement de la littérature, mais toujours de l’incroyable!!

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